Blog de textes de chansons et textes divers
C’est un troquet tout à côté
Où t’as tenté t’arrêter
Trente ans passés à t’entraîner
Toujours aucun traitement trouvé
Au bar « chez Dédé »
C’est d ‘la faute à tous ces apôtres
Qui mettent des nôtres à toutes les sauces
N’autre verre, encore un autre
Comment voulez-vous être un autre ?
Ben t’as donc qu’à rentrer chez toi
Voilà ti pas qu ‘ça serait not’ faute
Si on t ‘servait autant que tu bois
Y aurait pénurie d ‘ratafia
Chez moi c’est vraiment pas l’endroit
Pour s’encombrer d’un nouveau foie
Y a la Marie qui me fout l ’cafard
Elle me jette des regards Brizard
C’est vrai qu ‘chez toi c’est pas la joie
C’est plein d ‘copines qui parlent pas
La vraie Marie s’en est allée
En t ‘laissant tous tes macchabées
Chez Dédé c’est décidément
Toujours ce refrain lancinant
Ça commence parfois doucement
Ça finit souvent en gueulant
Chez Dédé c’est dé-délirant
Dédé des débits de buvants
T’en sors quand même des qui décoiffent
J ‘devrais peut-être te rappeler
Qui s’est payé l ‘musée d ‘la soif
Pour exposer tous ses trophées
Manquait qu ‘on vienne me l ‘reprocher
De m’être adapté au marché
J’aurais ouvert un restaurant
Si t’avais pas perdu tes dents
Revoilà l ‘godet d’amour propre
Vaut sans doute mieux boire ça qu’être sobre
Au lieu d ‘te prendre pour Georges Blanc
Remets-nous donc un verre de gnôle
Dis donc monsieur grand débitant
Avec toi c’est jamais comptant
Alors pour payer la dernière
T’as qu’à passer la serpillière !
Chez Dédé c’est décidément
Toujours ce refrain lancinant
Ça commence parfois doucement
Ça finit souvent en gueulant
Chez Dédé c’est dé-délirant
Dédé des débits de buvants
Lyon, 24 avril 2009