Blog de textes de chansons et textes divers
Tout casse à l’usure
Trop de promesses, trop d’espoirs de renouveau
N’est-ce pas sa nature ?
Ou bien son ego ?
La faiblesse qui donne en pâture
Les enfants de cet enclos
Regarde un peu ces gens qui s’aiment
Et la sagesse dans l’air qu’ils se donnent
Peux-tu déjà envisager la haine
Dans leurs gestes si doux ?
Est-ce que tu l’imagines un jour indemne ?
Un homme immense, tu sais comme ça cogne
Si tu regardes un peu ta mère qui saigne
D’avoir aimé un fou
Où sont ses blessures ?
S’il se confesse, il parle de couteau dans le dos
Parfois d’être impur
Voit-il un salaud ?
Là où tu contemples sa stature
De géant à fleur de peau
Regarde un peu ces gens qui s’aiment
Et la justesse dans l’air qu’ils se donnent
Peux-tu déjà envisager la haine
Dans leurs gestes si doux ?
Est-ce que tu l’imagines un jour indemne ?
Un homme immense, tu sais comme ça cogne
Si tu regardes un peu ton père qui saigne
D’être éloigné de vous
Mais toi pour quoi comptes-tu dans tout ça ?
Tu te sens comme l’objet d’un combat
Sûrement coupable d’être né
Mauvais endroit mauvais moment, sait-on jamais comment ?
Tu voudrais pouvoir vivre autrement
Entre deux parents fiers de l’enfant
Qu’ils ont pourtant vu souriant
Près d’eux
Regarde un peu ces gens qui t’aiment
Et la détresse dans l’air qu’ils se donnent
Peux-tu vraiment envisager la haine
Dans leurs gestes si fous ?
Est-ce que tu t’imagines un jour indemne ?
Dans l’ambulance, tu sais comme ça cogne
Si tu cherches encore à t’ouvrir les veines
Pour t’éloigner de tout
Lyon, 15 avril 2009