Blog de textes de chansons et textes divers
Ca fait longtemps que je n’avais eu
La petite idée derrière la tête
Avec cet air de déjà vu
Et qui s ’reflète dans mon assiette
En fait d’idée je serais bien plus honnête
En la prénommant mon pense-bête
Et pour tout dire
La dernière fois qu’il a servi
C’était pas plus tard qu’aujourd’hui
Quelle heure il est ? 13h.
Le temps est compté, faut y aller
Repas terminé à l’entrée
Je prends l’escalier à bras le cœur
Au diable les futilités
Qui se fritent sur un jambon beurre
Au diable les civilités
J’évite le club au rez-de-chaussée
Des clopeurs invétérés
Enrhumés hiver comme été
Me voilà bien en selle
Parmi les imbéciles
Dévalant sur la ville
Dans un flip irréel
On s’empiffre, on s’empêtre
Dans des poisons sans tête
Des boissons, des fumettes
Alors que tout se prête
Au remède anti-diète
Remontant sans amphètes
Etre accroc aux emplettes
Au bout de la rue marchande
(Rien que le nom m’inspire)
Y a un signe en offrande
Une enseigne à vêtir
Qui soumet votre argent
Au décolleté d’un bustier blanc
Je me suis laissée séduire
Sans penser l’assortir
D’un ceinturon de cuir
Un jupon rouge sang
Il est urgent de faire le liant
Je ne fais que passer, promis, juré
Sauf si un allumé
Fait briller sa vitrine
D’une entité divine
Ou d’un bibelot sans fil
Quel est donc cet objet ?
Un démêle-crinoline ?
A quoi ça sert ?! A rien ?!
J’en veux un !
Et là ! Oh, un service à sardines
Putain, j’en avais pas !
Du moins, pas dans cette couleur là.
Ce sera parfait dans ma cuisine
Si j’achète ce plat à mélasse
Ou bien ce pseudo couteau suisse
Tout en plastique, c’est un délice
Vraiment, cette boutique à la classe
Sacs rembourrés, je trace
Direct chez mon meilleur allié
Sans m’arrêter devant l’entrée
Du grossiste en frivolités
Enfin… si ; juste un instant quoi.
Promo sur les films au kilo
Un offert pour un acheté
Parfait pour cultiver mon réseau
Penser aux autres autant qu’à moi
Qui pourrait bien me le reprocher ?
A peine 2 jours de boulot
Pour financer de beaux cadeaux
Dix anniversaires anticipés
C’est dépenser pour mieux souhaiter
J’arrive à l’heure chez mon tailleur
Mais l’heure de rejoindre le bureau
Quitte à sortir de mon créneau
Autant le faire à plein pot
Ceinture et jupe en couleur
Ca vous commande un beau chapeau
Faut y passer le temps qu’il faut
Toujours sacrifier au sacré
Et pour le délai dépassé
Il ne reste plus qu’à acheter
Un mot d’excuse à son banquier
Lyon, 14 mars 2009