Blog de textes de chansons et textes divers
Bas résille, corset cerise
Le serpent de textile
Libère son emprise
Peur éphémère, frissons des hymnes
Hymnes à la vie primaire
Dévalant les collines
Je cours la terre, en un éclair
Pour la vision sublime
D’une ligne intime
Elle s’ouvre sur une salle
C’est l’entrée d’un dédale
En rouge humide
Le gel s’étale
Il s’étend d’un soupir ou d’un râle
Laisse sur mes doigts le goût de cette nuit
Le fruit de ce puits a jailli dans la joie
Presse sous tes doigts le bout de tes envies
Le feu brûle en lui comme un morceau de bois
L’instant s’épuise, l’instinct subsiste
La tête du reptile
N’a pas perdu le fil
Un blond désert, scintillant d’huile
Une langue étrangère
Remonte la rivière
Le piège se ferme, l’enduit m’enivre
La jolie fleur d’eau vive
Veut qu’on la suive
Elle m’attire et m’avale
En serrant ses pétales
Ton corps décide
Mon cœur s’emballe
Prisonnier de l’objet du scandale
Laisse sur mes doigts le goût de cette nuit
Le fruit de ce puits a jailli dans la joie
Presse sous tes doigts le bout de tes envies
Le feu brûle en lui comme un morceau de bois
Lyon, 25 janvier 2009