Blog de textes de chansons et textes divers
Etes-vous de ceux-là, qui ne voient pas le mal ?
D'être nés sans égal, végétal, animal
Ne vous plaisez-vous pas, battant les chiens, les chats ?
En donnant là du « rat », des « crève » à tour de bras
Rien ne mérite, tout irrite, tout invite à la trique
Ceux qui rasent les murs, ceux qui cherchent la fuite
Prévention, correction, c’est affaire de ceinture
Tout est dans la mesure, du moment qu’on est dur
Dominer la nature, n’est-ce pas le propre de l’homme ?
Que vous vaut cet opprobre qui vous traite d’ignoble ?
Pourquoi n’auriez-vous droit à cette compagnie ?
Si vous vient cette envie d’autre chose qu’un ami
Un être domestique pour ses côtés pratiques
Et qui n’engage en rien, vos côtés sympathiques
Certes, vous êtes, et elle est votre bête
Avec un air de chance qui s’inscrit dans l’assiette
Pouvoir aimer les restes sans croquer dans les siens
Il s’en faut de beaucoup que soit végétarien
Celui pour qui la chair a dévoré l’esprit
J’ai des dettes de vies, cadet de vos soucis
Quand des espèces entières se meurent sur la terre
Etouffées dans la nasse ou réduites en poussière
Quand s’entassent les âmes dans des enclos infâmes
Avant de voir la lame à trancher dans les crânes
Qui sont toujours ici tant que tremblent les membres
Et que tremblent les cris que les sourds n’entendent
Les fermiers d’aujourd’hui sont un corps d’industrie
Qui vomit un produit déchet des pharmacies
En somme, qu’importe à qui l’on tord le cou
De ce qui vaut le coup, il y a vous et puis vous
Sauf si vous êtes adepte de cette secte de fous
Une mémère à toutou, un gaga des matous
A tel point que l’humain ne représente rien
Que les os de ce chien valent cent fois les miens
Ou bien ceux de l’enfant qui crève au bout du monde
De n’avoir pas dansé dans cette sinistre ronde
Voici l’âge des ondes, c’est l’ère des décalages
Et le chat des voisins s’affole de mirages
Il croit voir un pigeon dans une boite à ronron
Et un vilain clébard affublé d’un caleçon
Le félin ne rêve pas, on en est rendu là
Au transfert d’apparat sur sa tête angora
Tandis que ses cousins ne respirent que l’air
Qu’on veut bien leur laisser du moment que l’on flaire
Le pognon à se faire sur des voyages idiots
En safari-photo à l’est du Congo
Ode à la vie sauvage ignorant les carnages
Ne survivra bientôt que l’animal en cage
Une moindre hypocrisie nous donnerait un fusil
Ou l’on saignerait nous-même le veau qui nous nourrit
Sans être l’ennemi de la cause animale