Blog de textes de chansons et textes divers
Toi tu vas, d’un pas si léger, tu es
Le rat d’un ballet ailé, un être
Aérien fêlé
Au cœur, à l’âme exaltée
Toujours sur le fil, si subtil
Fuyant
Les ombres flippées, serviles
Dans l’hydre des arts inutiles
Toi l’appelé à l’acmé des cimes
Tu guettais un défi ultime
Un abîme sous tes pieds tactiles
Un vide éthéré
Tracé de plume sur l’enclume
C’était toi cette forme, cette corne
Enorme sur l’énorme pomme
Fruit de fer, vil bitume
Lune filante sous la brume
C’était fou, c’était tout
Ce cri
Ce bruit sourd au fond d’un puits
Echo sanctifiant la nuit, l’amour
Entre deux jours, un parcours
Entre deux tours, une voie de fée
A emprunter
Et tu l’as fait
Huit allers ou bien retours
Le sens a-t-il encore un sens ?
Quand on a défié dans une danse
Jusqu’aux lois de la gravité
Tu sais
C’était pour nous le vertige
Presque la vision d’un mirage
Le mariage inimaginable
D’un homme et son ciel lige
On a admiré tes voltiges
On a cru toucher au sublime
Immergés dans ton jeu de mime
On n’a pas vu que le danger
Soufflait une perte d’identité
Je crois
Qu’une certaine partie de toi
Et restée gravée sur ces toits
Depuis qu’à ta manière
Tu ne mets plus les pieds sur terre
Brave un jour, brave toujours
Ca a fini par s’éventer
Se perdre dans le pas lourd
Dans l’idée d’un autre perché
Capable d’un plus gros péché
En suivant cette voie de fée