Blog de textes de chansons et textes divers
Je repense encore à la Saint Côme
Ce jour happé par un cri fuyant sur le Rhône
Ode à ta vie, Ode en dépit
Je l’ai maudit ce typhon sans pluie
J’ai laissé ma joie au pied des aulnes
Loin du jardin où mûrissent ces fruits lisses et jaunes
Autel fleuri, hymne à Marie
C’est ton repos, cette maison sans bruit
Mais ce ne sera jamais l’endroit d’un vieux fantôme
Mon deuil, une image de gone
Ce ne sera jamais l’endroit d’un vieux fantôme
Tu dors, en dessous des saules
J’ai fané cent fois ce filet d’eau
Tes mains sont froides et trahissent un cœur triste et haut
Lie de calice, mon hallali
Je laisse ici, le droit à l’oubli
J’ai touché des doigts ce cil clos
Mes mains sont froides et caressent un corps lisse et beau
Lit de supplice, nuits d’insomnie
J’entends l’écho, d’une syllabe enfouie
Mais ce ne sera jamais la voix d’un vieux fantôme
Je pleure, un visage de môme
Ce ne sera jamais la voix d’un vieux fantôme
Tu voles, par-delà les dômes
J’ai laissé mon âme dans ce berceau
Et je souffre d’y vivre lesté de mon fardeau
Jeux sans ami, Hymne à l’ennui
Un passereau, emporte cet asile
Vienne l’ordalie voleuse de peau
Et si s’ouvre le livre qui t’a mené là haut
Pour mon exil, ton paradis
En mon tombeau, je suivrai ce fil
Et ce sera peut-être la foi d’un vieux fantôme
Une feuille, fanée sur le sol
Ce sera peut-être la foi d’un vieux fantôme
Mais toi, tu ne seras jamais seul
Toi, tu ne seras jamais seul