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Côme Jausserand, apprenti parolier.
C’est l’Andrea au pays des groseilles
Elle croise un gars, qui la prend dans ses bras
Il la dépasse à peine, à peine d’un orteil
Se penche à son oreille, et puis lui dit ceci :
Mais de toute ma vie, n’aurai-je que deux fruits
Ma jolie Andrea, je suis dans l’embarras
Si tu étais gentil, je mangerais mieux que ça
Pour attraper ceux-là, puis-je monter sur toi
C’est l’Andrea au pays des groseilles
Elle croise un rat en tenue d’apparat
Il n’a pas son pareil pour jeter son appât
Se penche à son oreille et puis lui dit comme ça :
Voilà plus de deux nuits, que je n’ai pas dormi
Ma petite Andrea, je n ‘suis qu’un pauvre rat
Et j’ai plus d’un soucis, car j’ai les fruits confits
Veux-tu pour mon sommeil, mettre ta main ici
C’est l’Andrea au pays des groseilles
Elle croise un As, dans l’art de la ramasse
Il dégotte les fruits, même dans un champ d’oseille
Et sans cesse en éveil, il lui dit quand elle passe :
Je suis gavé de fruits, j’en ai même dans mon lit
Mais pour faire de la glace, je n’en ai pas des masses
Veux-tu lâcher ceci, je t’en donne un bon prix
Dans mon panier d’osier, il reste de la place
C’est l’Andrea au pays des groseilles
Elle croise un tas, vautré en contrebas
Un cochon angora, cultivant l’hortensia
Lui dit d’un ton vermeil, qu’elle ferait bien l’abeille :
Après tant de groseilles, ne veux-tu pas de ça
Ma petite Andrea, je suis une merveille
Sous cet amas de gras, se cache bien un mât
D’où coule dans l’ébat , un doux filet de miel
Voilà pourquoi, la jolie Andrea
Ne traîna pas, au pays des groseilles
Quelles que soient ses envies, il y a bien d’autres fruits
A cueillir en dépit, de n’être pas l’abeille
Lyon, 25 février 2012
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