Samedi 25 février 2012
6
25
/02
/Fév
/2012
11:13
Las, me voilà bien en peine classée dans ton troupeau
Parmi les femmes aux clous ou les saintes à l’ancienne
Je n’entrevois qu’un harem dans ton pauvre cerveau
Et deux catégories, les brebis ou les chiennes
Tu as les mots de la haine beaucoup plus qu’il n’en faut
Il en sort de ce pot pire que mauvaise haleine
Je ne porte pas dans mes gènes le règne de tes agneaux
C’est toi-même qui l’as dit, je ne suis pas bête à laine
Un départ, sans un soupire
On a vécu pour le meilleur, surtout le pire
Tu as un bien joli bâton, petit berger
Mais tu es con comme un balais, et ça se sait
Classe, me voilà moi la reine chassée de ton troupeau
S’il est un animal c’est bien toi qu’on emmène
Joli taureau bien en veine et voilà mon cadeau
Autant de fois cocu que de fois dans l’arène
Mes ébats, comme un sourire
Loin des clichés les plus vulgaires, ça prête à rire
Un peu d’orient tout un naguère, restant vivant
Et comme une goût d’Henné dans l’air, évidemment
Lyon, 23 février 2012
Par Come Jausserand
-
Publié dans : Deux rives
0
Jeudi 23 février 2012
4
23
/02
/Fév
/2012
15:36
Je t’ai laissé sous ce charme
Où tu enterrais mon âme
Les années ont passé
Me voici suivie d’une ombre
Revenue dans les décombres
De nos instants froissés
C’est nous
Errant comme autrefois
Vers l’arbre au fond des bois
Qui soutenait presque tout mon poids
Tu dis qu’il était doux, mon amour à genoux
Ne revit pas d’un claquement de doigts
Cher fier fou
La chair n’est pas tout
Je me sens si bien sans toi
Dans mon aphonie je sombre
Mais mieux vaut vivre en ma tombe
Que vivre à tes côtés
Maintenant je te condamne
A ne plus sentir la flamme
Jaillir en mes pensées
Pour nous
Errant comme autrefois
Vers l’arbre au fond des bois
Qui soutenait presque tout mon poids
Tu dis qu’il était doux, mon amour à genoux
Ne revit pas d’un claquement de doigts
Cher fier fou
La chair n’est pas tout
Je me sens si bien sans toi
Lyon, 22 février 2012
Par Come Jausserand
-
Publié dans : Deux rives
-
0
Jeudi 23 février 2012
4
23
/02
/Fév
/2012
15:34
Une nouvelle, encore une, dans sa joie, dans ses bras
Je l’encourage, quelques fois : « Elle est faite pour toi »
Mais je ne cesse de rêver, et de toutes ces images
Je ne veux que garder, celles où c’est moi l’aimée
Une étincelle, une plume, je gravirai la dune
Je me retiens, mon chemin, s’est perdu dans la brume
Mais que deviendrait ma vie, si je sortais d’ici
Et si l’un de mes cris, lui disait où je suis
Il ne me verrait pas et moi je n ‘saurais pas où me cacher
Derrière des mots trop plats qui simulent l’aura d’une amitié
Je ne suis pas assez belle auprès de celui
Qui m’appelle trop bien « son amie »
Les yeux fermés, dans ma nuit, j’ai trop peur d’avancer
Sa cécité, ne pas voir, ni se savoir aimé
J’aimerais tomber dans l’oubli
Mon amour me dit ce que c’est d’être en vie
Je ne vis que pour lui
Il ne me verrait pas et moi je n ‘saurai pas où me cacher
Derrière des mots trop plats qui simulent l’aura d’une amitié
Je ne suis pas assez belle auprès de celui
Qui m’appelle trop bien « son amie »
Lyon, 12 février 2012
Par Come Jausserand
-
Publié dans : Paroles de chanson
0
Jeudi 23 février 2012
4
23
/02
/Fév
/2012
15:31
Avant, Avant… Avant
Bougeon bon vivant
Sa dent dîne et ça s’entend
Dans les bouchons de Saint Jean
Avant, Allant… Allant
Lyon militant
Fibre rouge et fil blanc
Mais sur les nappes seulement
Allant, Allons… Allons
Mâchons sur le pont
Grattons la couâne au caillon
Fêtons Noël au cardon
Allons, Ami… Ami
Fais-toi pas souci
Des catolles aux jalousies
La bachole est ben cafie
Ami, A moi… A moi
Les éclats de voix
Les liens tissés dans la joie
La foi dans un verre à soi
A boire, A boire… A boire
Entre Saône et Loire
Tout le sang de ce terroir
Gamay noir boule au trottoir
A boire ! A boire ! A boire !
Lyon, Novembre 2011
Par Come Jausserand
-
Publié dans : Les petites chansons d'Odette
-
0
Lundi 20 février 2012
1
20
/02
/Fév
/2012
20:59
Est-ce toi ce reflet blanc
Mon étoile d’argent
Parti défier le temps
Dans un écrin brillant
J’entends sous le silence
Un brin d’inflorescence
Des pétales naissants
Un cœur sûrement dedans
Est-ce là que l’on se tient
Au sommet de la terre
Où les neiges ont mille ans
Et tout se peint plus clair
Est-ce de là qu’on voit bien
Cet autre notre père
Si tu es son enfant
Lui aussi sera fier
Est-ce à toi qu’on la doit
Cette ombre passagère
Celui que j’aperçois
A des accents de frère
Un oiseau qu’on dit roi
Un aigle solitaire
Il pense bien comme toi
Etre plus léger que l’air
Des ailes ici-bas
Des ailes dans le ciel
Partout continuera
Notre vie fraternelle
L’amour ne meurt pas
L’amour est éternel
Lyon 17 octobre 2011
A la mémoire de Sébastien, en pensant très fort à sa grande soeur
Par Come Jausserand
-
Publié dans : In Memoriam
-
0
Derniers Commentaires